L'entrainement intensif
entre Le vieux Campeur et Belleville m'a permis de compléter l'équipement, en
particulier pour les chaussures dont je me féliciterai. De reour à Beaulieu, Alain
l'a complété grâce à par deux ballades de 20 km et 1000 m de dénivelée (Pont Cerise et
Merveilles).
Un petit tour par La Bastide
pour prendre René et à 8h30 au port de Nice, le Corsica Ferries largue les
amarres. Le bateau pilote nous quitte et les côtes s'éloignent, Villefranche,
Beaulieu, Eze défilent devant nous. Le Mega Express 2 nous emmène à l'Ile
Rousse dans une ambiance estudiantine : l'école de commerce de Sofia Antipolis
bizute gentiment ses nouvelles recrues. Grand beau temps pendant toute la
traversée et débarquement parfaitement organisé. Les routes corses principales
se sont bien améliorées depuis notre précédente visite il y 30 ans et nous rejoignons
Vizzavona en fin d'après midi. Aucun problème pour arriver au I Larricci où la
gérante nous expédie rapidement au dortoir à l'arrière. Nous choisissons notre
lit superposé et déployons nos duvets. Erreur sur le choix de la douche (il y
en a deux), celle de gauche est à la mode écossaise, je l'apprendrais une
semaine plus tard en appréciant celle de droite. Repas simple mais
reconstituant omelette, poulet et crème caramel, le menu reboucle sur une
semaine comme on le verra au retour. La salle à manger est pleine de
randonneurs, dont pas mal d'allemands. L'hôtel s'appelait l'Hôtel Moderne à son
heure de gloire. Juste au dessus, une belle structure se révèle être une
carcasse privée de ses fenêtres. Elle atteste des beaux jours hôteliers du
début du siècle. D'autres maisons sont en cours de restauration pour devenir
des gites, augurant du renouveau apporté par le GR20. Nous effectuons le
repérage du début de l'itinéraire puisque nous rejoindrons le GR20 par une
variante. Nous découvrons grâce à un fléchage l'abri mégalithique de Southwell.
Nous renseignons un "vieux campeur" qui fait son GR20 en solo et en
autonomie, mais qui voulait éviter une trop longue étape.
J1
Nous sommes arrivés un jour
avant le début du circuit organisé pour cause de disponibilité de bateau. Donc
le lendemain, pour se mettre en jambe et quand même inaugurer le GR20, cap sur
le col de Vizzavona via la cascade des Anglais. Temps magnifique, bon début.
Passage par la superette annexe de la Gare pour le piquenique et discussion sur
l'air du temps et de la difficulté des affaires avec le patron, très enjoué
mais très susceptible sur la qualité de ses saucissons. On retrouve l'Italie
des années cinquante, quand il fallait se faire rendre la monnaie en nature
(allumettes alors, mouchoirs en papier maintenant).
Comme prévu, mais un peu
plus tard, la charmante correspondante de Corsica Aventure nous apporte en mini
bus les fameux sacs "canyon" qui se révèlent beaucoup plus petits que
ceux annoncés au téléphone. Ils seront transportés par des mules et récupérés
chaque soir. Choix difficile quand il faut répartir son matériel entre le sac à
dos, le sac canyon et le coffre de la voiture.
Moment délicat de
négociation (en fait, il n'y a pas eu de négociation) pour que le patron de l'hôtel
nous explique qu'il ne voulait pas de la voiture sur son parking pendant la
semaine. (Contrairement à ce que laissait penser Corsica Aventure). Bon, pas
grave, la Clio restera sous la protection de la croix juste au dessus de l'hôtel
et objectivement ça été efficace, avec juste un caca d'oiseau et un kilo
d'aiguilles de pin au retour.
J2
Et nous voila partis, le sac
canyon devant être déposé à 7 heures, également heure du petit déjeuner (très continental,
hors jus d'orange), nous voila partis. Le ciel est voilé et la météo pas très
optimiste. Nous croisons un randonneur pressé mais qui prend le temps de nous
dire qu'il a oublié la toile de tente derrière lui. Nous rencontrerons Madame
ensuite. On imagine les retrouvailles. Après une partie en petit chemin accidenté
nous rejoignons la route de Canaglia et y faisons le plein à la fontaine. Nous
croisons la cascade des Américains. Nous quittons la route à la passerelle de
Tolla et dépassons la bergerie. Nous sommes maintenant sur le parcours officiel
du GR20, jusque là la montée dans la vallée du Manganello était une variante du
Mare a Mare.
Tout allait bien et nous
montions dans une magnifique forêt de pins. Et puis les premières gouttes sont
tombées, rien de grave mais suffisamment pour commencer à humidifier le pantalon.
Le temps de sortir le sur-sac et les guêtres et la pluie s'installe. Un temps à
faire sortir les salamandres, mais plus question de sortir l'appareil photo. Le
vent et la brume se mêlent de la partie. Même le passage de deux gués se révèle
plus délicat que prévu. Nous rencontrons pour la première fois le jeune couple
qu'un chien de la bergerie de Vaccaghia a adopté. Il les suivra jusqu'à Verghio.
Et c'est donc pantalon trempé qu'on arrive au refuge de Pietra Piana.
Il y a de nombreuses petites
tentes genre Quechua tout autour. On nous montre la notre, heureusement elle
est bien orientée. Nous avons deux jeunes allemandes comme voisines. Nous les
reverrons à plusieurs reprises au cours de notre randonnée.
Le vent se lève mais assure
quelques répits entre les averses. Un message sur le portable nous annonce que
le muletier pourrait bien ne pas arriver à monter nos sacs. Un rappel à Corsica
Aventure nous invite à demander si le refuge a des couvertures (pas question,
nous répond-on). Bon finalement, Corsica Aventure nous dit que le muletier
arrivera à 17h30. A nous d'informer Jean-Chri, le guide du groupe qui fait le
même périple que nous. Entre deux accalmies, nous trouvons le temps de confier
le reste de la verrine de pâté de sanglier du piquenique au chien de berger
tout juste rencontré. Il en fait le nettoyage intégral et nous la rend nickel. Le
vent insiste avec des averses et le repas sous des bâches qui fuient est assez
épique (charcuterie, lentilles, fromage, vin). La nuit sous la tente est plutôt
agitée avec ses épisodes de vent et de pluie.
J3
Au matin, tout s'est calmé, le
sac canyon est préparé pour 7 heures, le petit déjeuner se passe dans le refuge
et le départ se fait dans la foulée. Je mets le sur-pantalon sous le pantalon
et une heure après il est sec. Belle journée avec un parcours sur les crêtes
dominant les lacs de Melo et de Capitello. La brèche de Capitello se mérite
avec le passage avec des chaines, une petite répétition avant le Cirque de la
Solitude. Après la brèche de Capitello, la descente s'éternise un peu d'autant
que c'est la journée à la recherche de l'eau : le topo annonçait deux sources
en cours de route. La première est passée inaperçue ou bien elle était
asséchée. La deuxième était en fait une résurgence de la rivière, relevant
plutôt de l'abreuvoir que de la fontaine. Un guide, un peu moqueur, s'est
proposé de nous indiquer les sources, moyennant une bière au refuge (pour
mémoire à 6 euros). Ses indications se sont révélées être un botté en touche,
allant même jusqu'à dire que l'eau de la rivière ne présentait aucun risque.
Heureusement de l'eau filtrait au niveau de la brèche de Capitello et l'absence
d'animaux au dessus était rassurante. Le passage au refuge de Manganu a permis
de refaire le plein. Le repas de midi (en Tupperware) a vu sa quote part de
betterave rouge bénie au milieu du riz et du maïs. Quand on vous dit que le
GR20 remet les choses à leur juste valeur !
Et enfin on arrive à la
bergerie de Vaccaghia, elle se fait attendre puisqu'on la voit depuis le refuge
de Manganu.
Notre groupe adjoint est
logé sous des pergolas, la répartition des tentes est dense, on a droit à des
voisins allemands bavards et à des français ronfleurs. Heureusement les boules Quiès
font partie de l'équipement. Notre tente est dotée de matelas mousse très
épais, un vrai plaisir dont on aura un peu de mal à profiter. Une dépouille de
punaise nous préoccupe, par précaution j'utilise la bombe ad'hoc, mais il n'y
aura pas d'attaque de ce coté. Ce sera encore une nuit agitée avec vent et
rafales de pluie. Du fait de la forme de la tente, celle-ci s'écrase et vient
vous caresser le visage d'un voile humide et frais à chaque bourrasque. Erreur
presque fatale, j'accroche mes lunettes à une boucle de la tente. La nuit, un
coup de vent les envoie par terre. Heureusement, je les retrouve intactes en
tâtonnant dans le noir.
On nous annonce qu'il y a
une douche chaude. Malheureusement la file d'attente est longue. Elle persiste
au-delà du début du diner à 19h. René préfère abréger le diner pour en
profiter. Expérience impressionnante parait-il, puisque chaque démarrage du
chauffe-eau à gaz s'accompagne d'une explosion. Mais il n'y a pas eu de victime
ce soir là.
Le diner (charcuterie,
haricots secs cuisinés avec mini lardons, fromage) est pris sous abri, en deux
services. Heureusement nous sommes dans le premier service, nous profiterons
ainsi de la soirée karaoké depuis la tente, avec en deuxième partie de soirée,
les chants corses, mais là, comme c'était à l'intérieur de la bergerie, nous en
avons moins bien profité.
La bergerie n'a pas de
toilettes, on nous a bien recommandé de nous éloigner à l'opposé de la source, mais
il y a des tarés qui n'ont pas dû comprendre pourquoi. Certes, il y a
surbooking du coté opposé mais ce n'est pas une raison. Les mêmes croient
intelligent de rincer leur boite Tupperware à la dite source sous prétexte
qu'ils n'utilisent pas de détergent. Avec ça on revient avec une piètre opinion
de l'humanité.
J4
Le sac canyon qui rythme nos
départs doit être prêt à 6h45. Il faut se lever avant les premières lueurs pour
être à l'heure.
Quasi promenade jusqu'au lac
de Nino avec son paysage de prairie, chevaux et vaches. Du coup, nous ne faisons
pas attention et nous nous laissons embarquer sur une fausse piste en suivant
d'autres randonneurs. René propose de couper pour rattraper le GR20. Hors de
question pour cette journée qui est la plus longue (21 km) et qui plus est, comporte
plus de 1000 m
de dénivelée. Nous revenons donc sur nos pas. Dommage que les nuages nous
bouchent la vue pour la partie du parcours sur les crêtes. Une belle partie en
forêt lui succède.
On s'arrête à Castellu de
Verghio pour prendre un Coca. Retour provisoire à la civilisation, c'est une
station de ski avec son hôtel et ses remonte-pentes. Avec un petit magasin
d'épicerie pour ravitailler les randonneurs.
Nous retrouvons le chien de
berger du début, il est attaché à un banc de l'épicerie dans l'attente d'un
randonneur qui le ramènera à Vaccaghia (c'est écrit sur son collier avec un n°
de portable). Mais ça ne dure pas, quelques hurlements plus tard, le voila de
nouveau en liberté, en train de faire la queue pour entrer à l'hôtel avec un
groupe de touristes. Mais Nous n'avons pas de crainte pour lui, rien ne lui
semble impossible, lui qui a réussi à franchir les passages où nous avons eu
besoin des chaines pour passer.
Encore une bonne partie dans
les bois avant de passer dans la vallée du Golo. La lassitude se fait sentir,
René reste en arrière et je cherche à ne pas trop le distancer. On passe la
bergerie de Radule avec ses tables et chaises de café en plein air, et je
prends en photo un couple avec leur appareil.
Nous finissons par voir le
refuge de Ciotulu di i Mori mais ça rend la progression encore plus
décourageante. Le GR20 nous fait passer sur les crêtes avec une montée directe
mais à cette heure les nuages remontent de la vallée et nous bouchent le
panorama.
Nous arrivons à 18h50 au
refuge pour s'entendre dire qu'à partir de 18h30, le gardien donne les lits à
d'autres. Nous lui rappellons qu'on ne serait remboursé qu'avec un certificat
de décès et ça finit par s'arranger. (un lit sous une poutre mais bon, on est
pas dehors, vu l'altitude - 1991m - il y aurait fait frisquet, d'autant qu'il y
a eu une chute des températures). Le dortoir est commun à tout le monde, il est
bien chauffé – ou est-ce la chaleur humaine ? Les boules Quies ne sont pas de
trop.
Quand je boude la
charcuterie, on me la remplace par une salade de tomate, magique!
Ce soir là, nous découvrons
une famille israélienne parents et cinq enfants, dont la plus jeune doit avoir
six ans. On apprendra plus tard qu'ils sont tous passés par le Cirque de la
Solitude, encordés, certes.
J5
Nous commençons à être rodés
pour la préparation du sac canyon. Apparemment, notre groupe adjoint a demandé
à faire la grasse matinée (relativement) et nous partons parmi les premiers peu
convaincus par l'unique douche froide et le WC.
Après le col de Foggiale, un
petit passage délicat. Ensuite, dans la descente, une petite piscine où on peut
faire un brin de toilette. Photos de randonneurs avec leur appareil. Ensuite
promenade jusqu'à la bergerie de Ballone où nous nous offrons un Coca dès que
le gardien a fini sa salade au thon. La remontée vers le refuge de Tighiettu
conclut l'étape qui nous a semblé la plus facile.
Le refuge de Tighiettu est
moderne et sa gardienne ne manque pas d'humour si on en juge d'après les avis
placardés à différents endroits. La douche, réchauffée par des panneaux
solaires est tiède bien qu'on soit arrivé tôt en début d'après midi.
Manifestement, ici on fait
très attention aux punaises de lit qui doivent être signalées.
Je fais cadeau du solde de nos
pique-niques au jeune couple adopté par le chien. (mais le chien les avait
abandonnés depuis Verghio).
Le repas est au standard des
refuges, charcuterie, lentilles et fromage. La cuisine est un haut lieu des
chants corses, jusqu'à extinction des feux.
J6
Enfin la fameuse étape du
Cirque de la Solitude.
Nous partons du refuge
maintenant bien rodés en laissant notre sac canyon aux bons soins des mules
sans se rendre compte que nous ne les reverrons plus. En effet, c'est un 4x4
qui les apportera à la station de Haut Asco. Heureusement, j'avais pris le
temps de prendre en photo Cadali qui nous avait suivie jusque là. Par contre,
Jean-Mathieu et son cheval sont toujours passés trop rapidement pour qu'on les immortalise.
Les quelques 600 m pour atteindre le col
de la Bocca Minuta ne laissent pas de traces dans nos mollets et nous découvrons
enfin le Cirque. On a du mal à croire qu'une piste passe par là et on se
demande où est le col en face, la Bocca Tumasginesca. Mais nous finissons par
identifier la file de petits points noirs, les randonneurs qui nous précèdent
ou qui vont nous croiser. L'ambiance est particulière avec les sons qui se
réfléchissent sur les parois qui nous entourent. Quelques photos pour
immortaliser ces moments et on y va. Finalement les chaines sont très
sécurisantes et le parcours particulièrement bien balisé. Nous rencontrons pas
mal de monde, plus ou moins à l'aise, mais pour la Solitude, ce n'est pas
exactement ça. Mais reconnaissons que l'endroit mérite sa réputation.
Arrivé de l'autre coté le
paysage change complètement. On descend dans la vallée d'Asco. C'est le retour
à la civilisation. Une ancienne station de ski qui revit grâce au GR20. L'hôtel
est récent, nickel et bien organisé, même si nous sommes en dortoir. Un repas
comme au restaurant nous attend le soir.
L'accident a été juste évité
le soir. Un de nos compagnons de chambre a décroché l'échelle du lit et est
tombé dans un grand fracas. On le voyait déjà à l'hôpital, un comble après être
passé sans encombre à travers le Cirque de la Solitude. Heureusement seul son
amour propre a été blessé.
Le lendemain, comme le
programme le prévoyait, encore un petit bout du GR20, mais en aller-retour au
col de a Muvrella. Je suis de loin le groupe accompagné jusqu'au sommet d'où on a une belle vue sur la plaine de
Calvi. Retour à la station pour prendre le bus qui va nous ramener à Vizzavona
après une dernière douche chaude. On ne va pas se priver.
La descente dans la vallée
nous fait comprendre pourquoi la station d'Asco n'a pas survécu avec une petite
route de montagne aussi longue qu'escarpée. Bravo au chauffeur à la tête d'un car
de 50 places sur des routes où même deux voitures ont du mal à se croiser.
Nous voici de retour à
Vizzavona à l'hôtel I Laricci, où rien n'a changé depuis notre départ, ni le
menu, ni le dortoir dans son annexe, ni la voiture qui nous attend.
Nous faisons la connaissance
d'un Israélien qui a déjà fait le tour du monde et qui plaide pour la paix des
peuples : Il se fait un copain du serveur marocain et nous fait un cours de
linguistique arabe.
J8
Comme il était initialement
prévu que je récupère René à l'extrémité du GR20 à Calenzana, la nuit suivante
se passe à la Maison Forestière de Bonifatu. Nous quittons donc Vizzavona après
le petit déjeuner (toujours aussi continental) de I Larricci, sans prendre de
supplément (le petit paquet de beurre était tarifé sur la table). René n'ayant
rien mangé, je m'arrête à l'Ile Rousse pour demander un médecin à un gendarme
qui verbalisait par là. Il m'envoie à l'Office de Tourisme qui me donne les
coordonnées du SAMU. Après dispatching, on a le N° du médecin de Lumio, on le
rate de 5 minutes. Il nous reste à en profiter pour visiter le village et à se
venger sur une entrecôte – frites. A quatre heures et demie, René ressort du
cabinet du médecin avec son ordonnance immédiatement exécutée par son voisin
pharmacien.
Sur le chemin, on récupère
deux Suisses autostoppeurs qui viennent d'arriver à l'aéroport de Calvi pour
faire le GR20 et comptent bien arriver au refuge de Carrozzu le soir même.
Faisable puisqu'il est à deux heures de marche de Bonifatu.
La Maison Forestière de
Bonifatu est très accueillante, avec de jolis petits chalets aménagés en
dortoir de 8. Douches chaudes et sanitaires très propres. Restauration
agréable. C'est un point de départ idéal pour des randonnées dans la forêt
alentours avec des itinéraires bien balisés par l'ONF.
J9
En l'occurrence, c'est vers
le refuge d'Ortu i u Piobbu que je me dirige. C'est le dernier dans le sens
sud-nord avant Calenzana. Après le passage sur une passerelle typique du GR20,
je prends la variante du chemin panoramique qui monte directement et permet d'éviter
la route que je prendrai au retour. J'entends des coups de fusil et je n'en
mène pas large. Je rencontre finalement les chasseurs de sangliers qui font du
rabattage. Ils ont perdu leur chien qui doit être coutumier du fait puisqu'il
est équipé d'un GPS. Ce doit être un non violent qui attendait la fin des tirs.
J'arrive au refuge qui offre
une vue sur la vallée et la plaine au-delà. J'y fais la connaissance d'une
anglaise qui commence son GR20 en solo et plusieurs autres qui le terminent.
L'état du refuge ne donne pas trop envie de s'y attarder, d'ailleurs le gardien
est absent et le nombre de lit réduit.
J'avale le sandwich fourni
par la Maison Forestière de Bonifatu et je redescends. Je retrouve René qui se
sent mieux. Départ pour Bastia où l'hôtel est réservé à deux pas de
l'embarcadère de Corsica Ferries. Un peu de mal à le localiser, mais avec
Tomtom, nous y sommes arrivés. On trouve une place de parking juste en dessous.
L'hôtel a été aménagé dans
un vieil immeuble, la cage d'escalier est partagée avec d'autres résidents, le
hall n'a rien à voir avec celui d'un hôtel, mais il se révèle calme et
confortable. Une pizza – bière à deux pas pour se caler et dodo.
Réveil à 6 heures pour le
petit déjeuner et embarquement dans la foulée. Curieusement, l'embarquement qui
s'était parfaitement passé à l'aller, fait que les Camping Cars qui nous font
face seront obligés de faire demi-tour au débarquement à Nice. Pourquoi ?
Mystère.
Mais déjà les cotes corses
s'estompent et les portables ne passent plus.
Nous profitons du grand soleil sur le pont jusqu'à ce que mon estomac me
rappelle qu'il n'a pas été surchargé depuis une dizaine de jours. Ce sera donc un
confortable plat de lasagnes garanties italiennes pour lequel j'opterai au self
du Mega Smeralda. Pas de souci, il y avait de la place, deux kilos manquaient
sur la balance au retour.