J2
Et nous
voila partis, le sac canyon devant être déposé à 7 heures, également heure du
petit déjeuner (très continental, hors jus d'orange), nous voila partis. Le
ciel est voilé et la météo pas très optimiste. Nous croisons un randonneur
pressé mais qui prend le temps de nous dire qu'il a oublié la toile de tente
derrière lui. Nous rencontrerons Madame ensuite. On imagine les retrouvailles.
Après une partie en petit chemin accidenté nous rejoignons la route de Canaglia
et y faisons le plein à la fontaine. Nous croisons la cascade des Américains.
Nous quittons la route à la passerelle de Tolla et dépassons la bergerie. Nous
sommes maintenant sur le parcours officiel du GR20, jusque là la montée dans la
vallée du Manganello était une variante du Mare a Mare.
Tout allait
bien et nous montions dans une magnifique forêt de pins. Et puis les premières
gouttes sont tombées, rien de grave mais suffisamment pour commencer à
humidifier le pantalon. Le temps de sortir le sur-sac et les guêtres et la
pluie s'installe. Un temps à faire sortir les salamandres, mais plus question
de sortir l'appareil photo. Le vent et la brume se mêlent de la partie. Même le
passage de deux gués se révèle plus délicat que prévu. Nous rencontrons pour la
première fois le jeune couple qu'un chien de la bergerie de Vaccaghia a adopté.
Il les suivra jusqu'à Verghio. Et c'est donc pantalon trempé qu'on arrive au
refuge de Pietra Piana.
Il y a de
nombreuses petites tentes genre Quechua tout autour. On nous montre la notre,
heureusement elle est bien orientée. Nous avons deux jeunes allemandes comme
voisines. Nous les reverrons à plusieurs reprises au cours de notre randonnée.
Le vent se
lève mais assure quelques répits entre les averses. Un message sur le portable
nous annonce que le muletier pourrait bien ne pas arriver à monter nos sacs. Un
rappel à Corsica Aventure nous invite à demander si le refuge a des couvertures
(pas question, nous répond-on). Bon finalement, Corsica Aventure nous dit que
le muletier arrivera à 17h30. A nous d'informer Jean-Chri, le guide du groupe
qui fait le même périple que nous. Entre deux accalmies, nous trouvons le temps
de confier le reste de la verrine de pâté de sanglier du piquenique au chien de
berger tout juste rencontré. Il en fait le nettoyage intégral et nous la rend
nickel. Le vent insiste avec des averses et le repas sous des bâches qui fuient
est assez épique (charcuterie, lentilles, fromage, vin). La nuit sous la tente
est plutôt agitée avec ses épisodes de vent et de pluie.
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