mardi 28 janvier 2014

J 2 Le GR20



J2
Et nous voila partis, le sac canyon devant être déposé à 7 heures, également heure du petit déjeuner (très continental, hors jus d'orange), nous voila partis. Le ciel est voilé et la météo pas très optimiste. Nous croisons un randonneur pressé mais qui prend le temps de nous dire qu'il a oublié la toile de tente derrière lui. Nous rencontrerons Madame ensuite. On imagine les retrouvailles. Après une partie en petit chemin accidenté nous rejoignons la route de Canaglia et y faisons le plein à la fontaine. Nous croisons la cascade des Américains. Nous quittons la route à la passerelle de Tolla et dépassons la bergerie. Nous sommes maintenant sur le parcours officiel du GR20, jusque là la montée dans la vallée du Manganello était une variante du Mare a Mare.

Tout allait bien et nous montions dans une magnifique forêt de pins. Et puis les premières gouttes sont tombées, rien de grave mais suffisamment pour commencer à humidifier le pantalon. Le temps de sortir le sur-sac et les guêtres et la pluie s'installe. Un temps à faire sortir les salamandres, mais plus question de sortir l'appareil photo. Le vent et la brume se mêlent de la partie. Même le passage de deux gués se révèle plus délicat que prévu. Nous rencontrons pour la première fois le jeune couple qu'un chien de la bergerie de Vaccaghia a adopté. Il les suivra jusqu'à Verghio. Et c'est donc pantalon trempé qu'on arrive au refuge de Pietra Piana.
Il y a de nombreuses petites tentes genre Quechua tout autour. On nous montre la notre, heureusement elle est bien orientée. Nous avons deux jeunes allemandes comme voisines. Nous les reverrons à plusieurs reprises au cours de notre randonnée.
Le vent se lève mais assure quelques répits entre les averses. Un message sur le portable nous annonce que le muletier pourrait bien ne pas arriver à monter nos sacs. Un rappel à Corsica Aventure nous invite à demander si le refuge a des couvertures (pas question, nous répond-on). Bon finalement, Corsica Aventure nous dit que le muletier arrivera à 17h30. A nous d'informer Jean-Chri, le guide du groupe qui fait le même périple que nous. Entre deux accalmies, nous trouvons le temps de confier le reste de la verrine de pâté de sanglier du piquenique au chien de berger tout juste rencontré. Il en fait le nettoyage intégral et nous la rend nickel. Le vent insiste avec des averses et le repas sous des bâches qui fuient est assez épique (charcuterie, lentilles, fromage, vin). La nuit sous la tente est plutôt agitée avec ses épisodes de vent et de pluie.

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