mardi 28 janvier 2014

J 3 Melo Capitello Vaccaghia

J3

Au matin, tout s'est calmé, le sac canyon est préparé pour 7 heures, le petit déjeuner se passe dans le refuge et le départ se fait dans la foulée. Je mets le sur-pantalon sous le pantalon et une heure après il est sec. Belle journée avec un parcours sur les crêtes dominant les lacs de Melo et de Capitello. 







La brèche de Capitello se mérite avec le passage avec des chaines, une petite répétition avant le Cirque de la Solitude. Après la brèche de Capitello, la descente s'éternise un peu d'autant que c'est la journée à la recherche de l'eau : le topo annonçait deux sources en cours de route. La première est passée inaperçue ou bien elle était asséchée. La deuxième était en fait une résurgence de la rivière, relevant plutôt de l'abreuvoir que de la fontaine. Un guide, un peu moqueur, s'est proposé de nous indiquer les sources, moyennant une bière au refuge (pour mémoire à 6 euros). Ses indications se sont révélées être un botté en touche, allant même jusqu'à dire que l'eau de la rivière ne présentait aucun risque. 
Heureusement de l'eau filtrait au niveau de la brèche de Capitello et l'absence d'animaux au dessus était rassurante. Le passage au refuge de Manganu a permis de refaire le plein. Le repas de midi (en Tupperware) a vu sa quote part de betterave rouge bénie au milieu du riz et du maïs. Quand on vous dit que le GR20 remet les choses à leur juste valeur !



Et enfin on arrive à la bergerie de Vaccaghia, elle se fait attendre puisqu'on la voit depuis le refuge de Manganu.



Notre groupe adjoint est logé sous des pergolas, la répartition des tentes est dense, on a droit à des voisins allemands bavards et à des français ronfleurs. Heureusement les boules Quiès font partie de l'équipement. Notre tente est dotée de matelas mousse très épais, un vrai plaisir dont on aura un peu de mal à profiter. Une dépouille de punaise nous préoccupe, par précaution j'utilise la bombe ad'hoc, mais il n'y aura pas d'attaque de ce coté. Ce sera encore une nuit agitée avec vent et rafales de pluie. Du fait de la forme de la tente, celle-ci s'écrase et vient vous caresser le visage d'un voile humide et frais à chaque bourrasque. Erreur presque fatale, j'accroche mes lunettes à une boucle de la tente. La nuit, un coup de vent les envoie par terre. Heureusement, je les retrouve intactes en tâtonnant dans le noir.
On nous annonce qu'il y a une douche chaude. Malheureusement la file d'attente est longue. Elle persiste au-delà du début du diner à 19h. René préfère abréger le diner pour en profiter. Expérience impressionnante parait-il, puisque chaque démarrage du chauffe-eau à gaz s'accompagne d'une explosion. Mais il n'y a pas eu de victime ce soir là.

Le diner (charcuterie, haricots secs cuisinés avec mini lardons, fromage) est pris sous abri, en deux services. Heureusement nous sommes dans le premier service, nous profiterons ainsi de la soirée karaoké depuis la tente, avec en deuxième partie de soirée, les chants corses, mais là, comme c'était à l'intérieur de la bergerie, nous en avons moins bien profité.
La bergerie n'a pas de toilettes, on nous a bien recommandé de nous éloigner à l'opposé de la source, mais il y a des tarés qui n'ont pas dû comprendre pourquoi. Certes, il y a surbooking du coté opposé mais ce n'est pas une raison. Les mêmes croient intelligent de rincer leur boite Tupperware à la dite source sous prétexte qu'ils n'utilisent pas de détergent. Avec ça on revient avec une piètre opinion de l'humanité.

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