J4
Le sac
canyon qui rythme nos départs doit être prêt à 6h45. Il faut se lever avant les
premières lueurs pour être à l'heure.
On s'arrête
à Castellu de Verghio pour prendre un Coca. Retour provisoire à la
civilisation, c'est une station de ski avec son hôtel et ses remonte-pentes.
Avec un petit magasin d'épicerie pour ravitailler les randonneurs.
Encore une
bonne partie dans les bois avant de passer dans la vallée du Golo. La lassitude
se fait sentir, René reste en arrière et je cherche à ne pas trop le distancer.
On passe la bergerie de Radule avec ses tables et chaises de café en plein air,
et je prends en photo un couple avec leur appareil.
Nous
arrivons à 18h50 au refuge pour s'entendre dire qu'à partir de 18h30, le
gardien donne les lits à d'autres. Nous lui rappelons qu'on ne serait
remboursé qu'avec un certificat de décès et ça finit par s'arranger. (un lit
sous une poutre mais bon, on est pas dehors, vu l'altitude - 1991m - il y
aurait fait frisquet, d'autant qu'il y a eu une chute des températures). Le
dortoir est commun à tout le monde, il est bien chauffé – ou est-ce la chaleur
humaine ? Les boules Quies ne sont pas de trop.
Quand je
boude la charcuterie, on me la remplace par une salade de tomate, magique!
Ce soir là,
nous découvrons une famille israélienne parents et cinq enfants, dont la plus
jeune doit avoir six ans. On apprendra plus tard qu'ils sont tous passés par le
Cirque de la Solitude, encordés, certes.
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