mardi 28 janvier 2014

J 4 Nino Verghio Ciotulu di i Mori



J4

Le sac canyon qui rythme nos départs doit être prêt à 6h45. Il faut se lever avant les premières lueurs pour être à l'heure.

Quasi promenade jusqu'au lac de Nino avec son paysage de prairie, chevaux et vaches. Du coup, nous ne faisons pas attention et nous nous laissons embarquer sur une fausse piste en suivant d'autres randonneurs. René propose de couper pour rattraper le GR20. Hors de question pour cette journée qui est la plus longue (21 km) et qui plus est, comporte plus de 1000 m de dénivelée. Nous revenons donc sur nos pas. Dommage que les nuages nous bouchent la vue pour la partie du parcours sur les crêtes. Une belle partie en forêt lui succède.

On s'arrête à Castellu de Verghio pour prendre un Coca. Retour provisoire à la civilisation, c'est une station de ski avec son hôtel et ses remonte-pentes. Avec un petit magasin d'épicerie pour ravitailler les randonneurs.

Nous retrouvons le chien de berger du début, il est attaché à un banc de l'épicerie dans l'attente d'un randonneur qui le ramènera à Vaccaghia (c'est écrit sur son collier avec un n° de portable). Mais ça ne dure pas, quelques hurlements plus tard, le voila de nouveau en liberté, en train de faire la queue pour entrer à l'hôtel avec un groupe de touristes. Mais nous n'avons pas de crainte pour lui, rien ne lui semble impossible, lui qui a réussi à franchir les passages où nous avons eu besoin des chaines.

Encore une bonne partie dans les bois avant de passer dans la vallée du Golo. La lassitude se fait sentir, René reste en arrière et je cherche à ne pas trop le distancer. On passe la bergerie de Radule avec ses tables et chaises de café en plein air, et je prends en photo un couple avec leur appareil.

Nous finissons par voir le refuge de Ciotulu di i Mori mais ça rend la progression encore plus décourageante. Le GR20 nous fait passer sur les crêtes avec une montée directe mais à cette heure les nuages remontent de la vallée et nous bouchent le panorama.

Nous arrivons à 18h50 au refuge pour s'entendre dire qu'à partir de 18h30, le gardien donne les lits à d'autres. Nous lui rappelons qu'on ne serait remboursé qu'avec un certificat de décès et ça finit par s'arranger. (un lit sous une poutre mais bon, on est pas dehors, vu l'altitude - 1991m - il y aurait fait frisquet, d'autant qu'il y a eu une chute des températures). Le dortoir est commun à tout le monde, il est bien chauffé – ou est-ce la chaleur humaine ? Les boules Quies ne sont pas de trop.
Quand je boude la charcuterie, on me la remplace par une salade de tomate, magique!
Ce soir là, nous découvrons une famille israélienne parents et cinq enfants, dont la plus jeune doit avoir six ans. On apprendra plus tard qu'ils sont tous passés par le Cirque de la Solitude, encordés, certes.

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